le blog d'yves lacroix                              

Yves Lacroix vit à Bordeaux. Docteur en Physique.

 

Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 04:51

 

 

Sur Dailymotion:Le théatre du Soleil participait mardi 19 octobre à la

manifestation contre la réforme des retraites.

 


Par yves lacroix
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 09:51

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Par yves lacroix
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 08:42

 Cet article, daté samedi 16 octobre 2010, se trouve sur www.slate.fr.

Le temps, c'est comme les bonnes choses, cela a peut-être une fin. Selon des astrophysiciens américains et japonais, notre univers pourrait se terminer dans 3,7 milliards d'années. Ils en sont sûrs à 50%.

«Il est improbable que l'univers s'arrête durant notre durée de vie mais il y a 50% de chance pour que le temps connaisse une fin dans les 3,7 milliards d'années», estiment ces chercheurs dans leur communication.

L’étude publiée sur le site arXiv.org remet en cause la théorie admise par la plupart des chercheurs en cosmologie: l’expansion éternelle de l’espace-temps. Pour Raphael BoussoBen FreivogelStefan LeichenauerVladimir Rosenhaus, il n’en est peut-être rien.

Pour arriver à cette conclusion, ils ont manié des concepts connus des scientifiques, notamment ce que l’on appelle la limite arbitraire du temps, qui est utilisée pour calculer les probabilités d’un univers s’étendant à l’infini. Selon les chercheurs de Berkeley, cette limite arbitraire montrerait que le temps a une fin.

«En d'autres termes, cette limite du temps, considérée seulement comme un outil de calcul statistique, se comporte en fait comme un événement physique réel qu'on le veuille ou non»,

 a expliqué, dans un courriel à l'AFP, Raphael Bousso.

Lors de la présentation de l’étude au cours d’un séminaire à Cambridge, The New Scientist rapportait en septembre que Ben Freigovel, un des autres co-auteurs, avait déclaré à ses collègues:  

«Je suis conscient que cela sonne comme une conclusion folle.»

En effet, selon la théorie communément admise, l'univers est né du Big Bang, il y a environ 13,7 milliards d'années et continue de s'étendre à une vitesse qui s'accélère exponentiellement, poussée par l'énergie du vide, et ce à l'infini.

Les chercheurs insistent pour expliquer qu’ils ne disent pas que l’univers aura forcément une fin, juste que c’est possible.

«Si cette conclusion n'est pas vraie cela veut dire qu'une des hypothèses retenue dans le modèle mathématique est fausse, ce qui serait aussi extrêmement intéressant pour les astrophysiciens qui durant de nombreuses années la jugeaient très raisonnable»,prévient Raphael Bousso.

Le raisonnement des chercheurs est contredit par certains de leurs collègues, comme l'astrophysicien Charles Lineweaver, de l'observatoire Stromlo à l'Université nationale australienne, cité par ABC.

Ils ont introduit la survenue d'un événement cataclysmique pour des raisons purement statistiques, selon lui.

«La durée de vie moyenne restant à l'univers selon Bousso provient du fait qu'il a introduit une certaine limite de temps de manière à obtenir une probabilité acceptable dans son modèle(…) Il s'agit seulement d'une technique statistique prise trop au sérieux.»

Raphael Bousso lui a répondu par le biais de l’AFP: selon lui, il a recouru à la méthode utilisée par de nombreux physiciens de pointe depuis des années et qu'il n'a rien inventé.

«Tout ce que nous avons montré c'est que le fait de prendre l'hypothèse d'une limite dans le temps n'est pas aussi innocent que cela.»

 

Par yves lacroix
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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 12:16

En partenariat avec l'ACF-Aquitania, la librairie Mollat accueillera cette année le séminaire des échanges pour une série de trois conférences.


A l'invitation de Patrick Monribot, Eric Laurent parlera  sous le titre :


L'encombrement par les restes dans l'expérience analytique : du débarras à l'invention.


Première conférence le samedi 16 octobre 2010. La  podcaster.

Deuxième conférence le samedi 5 février 2011.

Troisième conférence le samedi 30 avril 2011.


Ces conférences auront lieu à 15h30, salle Albert Mollat, 15, rue Vital Carles à Bordeaux.


Par yves lacroix
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 02:01

Publié le jeudi 3 Décembre dans Le Point .
Jacques-Alain Miller, psychanalyste.



Le Point: Pesticides, pollution de l’air, antennes relais, téléphones portables, réchauffement climatique, récession… Pourquoi, dans nos sociétés occidentales, la peur semble-t-elle progresser plus qu’ailleurs?

Jacques-Alain Miller: Parce que ce sont les plus "technicisées". Le sociologue Ulrich Beck l’a montré, la technique donne naissance à une "société du risque": quand vous vous déplacez à cheval, tout dépend de votre habileté à vous, et de votre connaissance de la bête en question; quand vous prenez l’avion, votre sécurité est hors de vous, car votre vie dépend d’un réseau de systèmes complexes, auxquels vous devez vous fier a priori. Mais la société du risque devient une société de la peur dès que la science cesse d’inspirer confiance. C’est le cas aujourd’hui: chacun est intimement persuadé que le grand "sujet supposé savoir" ne sait pas tout, qu’il est troué comme un gruyère, et qu’il avance et produit à l’aveugle.


Nos sociétés n’acceptent le risque qu’à condition de le quantifier
: on se demande combien de cancers seront provoqués par les pesticides ou les téléphones portables…

En effet. Le sujet supposé savoir est maintenant mis au défi de prévoir l’avenir. Demain, vos maladies, on n’en fera plus seulement le diagnostic une fois que vous les avez, on vous les prédira à partir du décryptage de votre génome. D’où l’émergence de nouvelles peurs, inédites, purs produits du calcul statistique.

Notre santé, et en particulier notre alimentation nous préoccupe le plus. Comment expliquez-vous cette peur ?

C’est ce qui résulte de la "mise en sécurité" comme attitude fondamentale de l’homme contemporain. Chacun est à lui-même son bien le plus précieux. Chacun se rapporte à soi-même comme à un objet, à un avoir, non à un être. L’impasse, c’est que la santé est parfaitement aléatoire. Il n’y a pas de science de la santé, disait Canguilhem, l’épistémologue de la biologie. La santé, c’est un mythe.

On parle d’individus peureux, peut-on aussi parler de sociétés peureuses?

La peur est la passion des sociétés marchandes. Il y a des sociétés où l’on tue ou se tue pour un rien, où la vie compte peu au regard de la vengeance, où domine le mépris de la mort. Une fois que le commerce a effacé le sens du sacré et le point d’honneur, quel est le seul souverain bien qui vous reste? C’est le bien-être. Ce qui domine, c’est désormais le désir de chacun de se mettre à l’abri, en sécurité. L’insécurité devient le mal absolu. Le culte du bonheur engendre le règne de la peur. On ne comprend plus la mort, on récuse même le vieillissement, on rêve de faire descendre l’éternité sur terre, et au profit de l’individu.

L’homme joue-t-il à se faire peur?

Oui, ce carnaval des peurs a certainement une dimension ludique: une peur en chasse une autre, il y a des peurs à la mode, on invente des peurs, le public demande de la peur. Mais ce qui n’est pas un jeu, c’est, en deçà de ces peurs multiformes et toujours renaissantes, ce qu’elles expriment et camouflent à la fois: une angoisse sociale diffuse, et dont l’objet est voilé.

Et d’où provient cette angoisse?

De la technicisation généralisée de l’existence. Elle pollue désormais les sources mêmes de la vie, elle est en passe de remanier la nature de l’espèce. On soupçonne que l’avancée irrésistible de la science est à son insu au service de la pulsion de mort. La peur de la bombe atomique n’est plus ce qu’elle était, mais la dernière en date de nos peurs médiatiques est plus subtile, s’insinue au plus intime: récession alarmante de la production spermatique, croissance indue des cancers du testicule et des malformations masculines. Eh bien le voilà, l’objet caché de l’angoisse. SOS - phallus!

Par yves lacroix
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